Historique

Historique de la commune

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Par un document très ancien, le « Rôle de Saint Vincent de Boisset en 1786, dressé par le Conseiller du Roy, Officier en l’Election de Beaujollois, Commis-saire nommé par ordonnance de Monseigneur l’Intendant de la Généralité de Lyon ». nous avons une vue saisissante du village il y a 224 ans !

« Nous avons parcouru entièrement la susdite paroisse de Saint Vincent de Boisset qui, sur une petite éminance inclinant de sud, à la distance de trois quart de lieue de la ville de Roanne ;

Nous avons reconnu qu’elle n’a en tous sen qu’un quart de lieu de diamètre environ, que son sol est en partie pierreux et en partie argileux, qu’il est plus des trois quarts planté de vignes, d’un travail difficile et couteux par rapport à son aridité, et le surplus est en terre labourable qui ne suffisent pas pour occuper dix paires de bœufs, et en mauvais pré qui ne sont arrosés par aucune rivière, ny par aucun ruisseau, aussi sont-ils d’un mince produit, qu’il n’y a ny bois ny paccage, qu’elle a dans son enclave que quatre-vingt feux non compris le château du seigneur et le presbitaire, qu’il n’y a aucune espèce de commerce que la seule industrie de la culture, que les propriétaires domiciliés y paient taille ne possédant pas entre eux le tiers du sol de cette paroisse…. »

Nous retrouvons actuellement les stigmates de ce passé viticole par l’existence d’un pressoir monumental en chêne, trônant au cœur d’une ferme aux origines loin-taines, la Grange, adossée à l’historique  Château de La Motte. Ce pressoir est maintenant sous abri à proximité de la grange rénovée.

A l’austérité d’antan se sont substitué un aménagement territorial et architectu-ral où  dominent  le calme et la ruralité du village, symbolisés par le vaste parc champêtre de la Chamary où alternent vallons, étangs, verdure et arbres centenai-res. Le promeneur découvrira non loin le Pigeonnier. Une allée de marronniers le conduira vers une modeste Eglise qui abrite la statue de notre Saint Patron.  Au delà le regard se porte à l’ouest vers la silhouette des Monts du Forez et celle des Monts de la Madeleine, porte de la Côte Roannaise.

Historiquement et selon les textes de l’Abbé Prajoux, « Histoire du Coteau », au 13è siècle, le Château de St Vincent de Boisset s’appelait La Motte Saint Vincent. On le qualifiait alors  « maison forte », représenté d’après les documents de l’époque par une massive construction rectangulaire flanquée de tours et entourée d’un fossé large et profond.

Les premiers seigneurs de la Motte Saint Vincent furent ceux de la famille Beck, re-présentés en 1339 par Hugues, Coseigneur de Saint Vincent avec Geoffroy, son cousin.

Plus tard, à la fin du 15è siècle, la seigneurie de la Motte Saint Vincent se scin-da en deux branches : celle du Seigneur de la Motte et celle du Seigneur de la Court.

C’est le fief de la Motte, composé d’un château, de ses dépendances et appar-tements, qui est situé en la paroisse de Saint Vincent de Boisset.

Selon une documentation de notre époque, le Château de la Court, avait été édifié au voisinage du Château de la Motte, « du côté de bise un peu couchant », ainsi nommé  par sa position à l’extrémité de la grande cour du château primitif. 0n le désignait par « grange et domaine de la cour », c’est-à-dire comme une annexe de l’ancien château.

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La famille De Beck posséda la terre de Saint Vincent jusqu’en 1671, date à la-quelle Claude François Beck vendit les terres et les 2 châteaux à François Courtin, « écuyer, conseiller du roi, Seigneur de Chateauneuf, prévôt de nos seigneurs les maréchaux de France en la maréchaussée de Roanne ».

L’acte mentionnait cession et vente au dit Courtin de la maison et Château de la Motte, « situés en la paroisse de Saint Vincent de Boisset, mandement de Perreux, et de ses dépendances, consistant en cour, grange et écuries, ménageries, caves, pressoir, jardin, vignes, colombier, cens, servis, rentes et devoirs seigneuriaux, mou-lins, prés des terres, granges de Jally et Papot (dîmes situées dans les paroisses de Saint Vincent de Boisset et de Boisset) ».

François Courtin s’éteignit le 21 avril 1694. Son fils occupa le château à sa suite jusqu’au 11 mars 1722, date de son décès et de son inhumation au cimetière de Saint Vincent.

Entre 1930 et 1991, le Château est devenu propriété de la famille DUMAREST. Depuis 1999 le château est devenu propriété privée, mais la commune a acquis une partie des bâtiments qui lui étaient annexés, notamment, la Grange et son pressoir, ainsi que le Pigeonnier.

Si vous souhaitez de plus amples détails, nous vous recommandons de vous procurer auprès des Editions Thoba’s, 14 Rue Brison – 42300 – ROANNE, le  livre  « SAINT VINCENT de BOISSET à travers les siècles », écrit par un de nos ha-bitants, André MEJEAN. Ce livre, fort documenté en textes comme en images, sera disponible en librairie à partir du 1er mai 2010.

Le Blason de la Commune est naturellement né de cette histoire, sur décision du conseil municipal en 1990, au décours de consultations des adminis-trés et d’avis spécialisés en héraldisme (Mr BOUILLER, Mr GUINARD).

Il se décline ainsi :

« Coupé, A premier de gueules  à l’écusson d’argent, chargé d’une aigle bicéphale de sable becquée et membrée d’or, accosté de deux raisins aussi d’or ;
Au deuxième d’or au loup de sable passant devant un chêne arraché de si-nople »

Quelques explications : gueule signifie rouge, argent : blanc, sable : noir, sino-ple : vert, chêne arraché : ses racines apparaissent et en héraldique, l’aigle est tou-jours féminin.